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POURQUOI VOULOIR TROUVER SA VOIE N'A PLUS DE SENS ?

POURQUOI VOULOIR TROUVER SA VOIE N'A PLUS DE SENS ?

Mis à jour : 30 juil 2019


Vernon Howard a dit « La connaissance de soi est un grand pouvoir qui permet de bien orienter notre vie ». Cette citation est aujourd’hui plus que jamais d’actualité. Et elle le sera encore plus demain. Et pour cause : aujourd’hui, trouver notre voie et le métier qui nous correspond ne suffit plus puisque nous sommes destinés à faire plusieurs jobs. Il s’agit donc de trouver nos voies.


Avec les avancées technologiques et l’innovation, les changements sont rapides et surtout, inévitables. Le monde du travail est le terrain de jeu de ces avancées et de ces changements. Et la récente étude de Dell le prouve : 85% des emplois de 2030 n'existent pas encore. Des emplois disparaissent et d’autres se créent à vitesse grand V et nous, actifs, nous devons nous adapter.


À l’ère où chacun est en quête de sens et d’épanouissement professionnel, ces notions peuvent-elles être compatibles avec la transformation du monde du travail qui suppose de devoir changer de métier plusieurs fois dans sa vie ?


Pour moi oui, sans aucun doute. Mais à une seule condition : l’objectif ne doit pas être de trouver à tout prix sa voie, mais plutôt d’apprendre à bien se connaître pour pouvoir être en capacité d’anticiper, de rebondir et d’être véritablement acteur de sa carrière. En ayant une très bonne connaissance de soi, de ses ressources, de ses faiblesses, de ses limites, de ses valeurs ou encore de ses modes de fonctionnement, avoir plusieurs vies professionnelles sera un jeu d’enfants.


Les métiers de l’orientation ou encore les professionnels de l’accompagnement à la reconversion doivent prendre en compte ces paramètres. Or, très peu le font.

Quand j’ai quitté mon poste de juriste en entreprise, j’ai fait un bilan de compétences. Ce bilan ne m’a été d’aucune utilité parce que le cadre réglementaire est particulièrement réducteur.


La connaissance de soi est survolée alors que c’est pourtant la partie primordiale. Les blocages internes (manque de confiance, estime, croyances, peurs) ne sont absolument pas abordés. Or, ces points vont conditionner la réussite du processus de reconversion.

Enfin, le champ des possibles est considérablement limité par des paramètres externes comme des chiffres sur la tendance du marché de l’emploi et par métier. Mais tout va si vite que ces chiffres ne sont pas de bons indicateurs. Sans compter que le quart voire la moitié de ces métiers n’existeront plus d’ici quelques années !


Des coachs proposent des programmes d’accompagnement pour trouver sa voie. La promesse ? Trouver le métier qui vous conviendra et vous comblera de bonheur pour le restant de votre carrière. Une fin digne d’un conte de fées : ils trouvèrent leur voie et eurent beaucoup de bonheur (et d’argent).


En somme, c’est une promesse marketing de vente qui fait ses preuves. Elle répond au besoin des salariés qui veulent se reconvertir et trouver leur voie. Trouver ce job qui les épanouira pour le reste de leur carrière. Et cette attente est normale : l’humain a du mal à accepter le changement et il est fatigué parce qu’il le subit et que l’école ne lui a pas donné de mode d’emploi pour y faire face.


Mais à notre époque, le changement est constant.

Nous vivons des cycles. Un chapitre s’ouvre et se ferme. Il ne s’agit plus de savoir ce que l’on veut faire comme métier puisque nous sommes inévitablement voués à avoir plusieurs vies professionnelles.


Voilà pourquoi chercher votre voie dans le sens de trouver le métier qui vous conviendra et vous satisfera tout au long de votre vie n’est plus pertinent. Tout au mieux, il est plus sensé de parler de « trouver ses voies ».


Et ça, je ne l’ai compris que récemment. Moi aussi j’ai voulu trouver ma voie et être tranquille pour le restant de ma vie professionnelle.

Mais je me trompais pour deux raisons :

La première, c’est que je reniais ma nature multi-potentielle en voulant à tout prix entrer dans un moule et m’arrêter sur un choix de métier.

La seconde, parce que plus je m’instruisais sur l’évolution du monde du travail et de l’innovation, plus je prenais conscience qu’en 40 ans, je devrais changer de métier probablement dix fois.


Alors, comment aborder aujourd’hui un processus de reconversion ?


In fine, l’objectif de chacun est d’atteindre l’épanouissement professionnel et personnel. Pour cela, il faut adopter un état d’esprit créatif, être penseur de sa propre vie et proactif. Il ne faut donc pas attendre que ce soit votre entreprise qui vous impose une évolution de carrière.

Vous n’aimez plus votre job et vous avez envie de vous reconvertir, de trouver un (ou des) nouveau(x) projet(s) professionnel(s) ?

La première chose à faire est de ne pas aborder cette recherche en ayant pour but de trouver le métier qui vous conviendra pour le restant de votre vie. Votre vie professionnelle va changer inéluctablement. Vous ferez peut-être même plusieurs métiers en même temps. Commencez donc par apprendre à vous connaître en profondeur pour ensuite trouver un(ou des) nouveau(x) projet(s) qui vous plai(sen)t aujourd’hui et qui respecte(nt) votre projet de vie idéale.


Par projet de vie idéale, j’entends le type de vie que vous aimeriez avoir dans 5 ou 10 ans. Cette visualisation doit vous servir de guide. Et ce projet de vie est construit à partir des valeurs essentielles pour vous et à partir de votre personnalité.

N’ayez pas peur du changement. Aujourd’hui, vous voyez votre vie dans 10 ans d’une certaine façon. Dans 3 ans, un événement vous fera peut-être modifier votre perception de vous-même, des autres et votre vision de la vie idéale. Certains traits de votre personnalité évolueront au fil des années et des événements de votre vie. D’autres resteront bien ancrés ; c’est un fait.


Toutefois, pour bien accueillir ceci, vous devez apprendre à vous connaître et être en mesure de vous questionner et de faire un vrai travail d’introspection à chaque moment où vous en sentirez le besoin.


Voilà pourquoi fonder tous les accompagnements individuels à partir de la personnalité. Je suis intimement convaincue que pour trouver un (ou plusieurs) projet(s) professionnel(s) qui vous épanouit, vous devez partir de vous. De ce qui fait la personne que vous êtes et que vous voulez être demain.

Vous devez être en mesure de comprendre vos émotions, vos blocages et de mobiliser vos ressources ou vos potentiels et/ou d’en adopter de nouveaux pour pouvoir faire face aux changements.

Tout ce travail de connaissance de soi vous permettra également de développer votre confiance en vous. Avoir confiance en soi, c’est avoir la certitude que vous adopterez le comportement approprié dans une situation donnée. C’est croire en vos capacités, en vos potentiels et en vos ressources. C’est être au clair avec ses limites. Mais pour cela, encore faut-il les connaître…


Aussi, nous devons faire preuve de créativité dans la définition et la construction de notre ou de nos jobs idéaux. L’entrepreneuriat séduit d’ailleurs de plus en plus pour cette raison.

Finalement, peu importe que vous ne fassiez pas le même travail toute votre vie. L’important, c’est que vous sachiez que vous serez capable de rebondir et de faire face aux évolutions du monde du travail et de l’emploi pour retrouver un job qui vous plaît.

Les carrières longues et linéaires laissent désormais place à la variété et la multiplicité des métiers.

Ce constat devrait en réjouir certains. Je pense surtout aux profils multi-potentiels. La multi-potentialité, ça vous parle ?

Peut-être, si vous vous intéressez à ce qui se passe outre-Atlantique. Parce qu’en France, cette notion est peu connue, ce qui provoque un sentiment d’être anormal.


Cette évolution du monde du travail profite aux profils multi-potentiels.


Jusque-là, ils étaient souvent catalogués comme «n’allant pas au fond des choses » étant « dissipés » ou « pas suffisamment compétents ». Aujourd’hui, les recruteurs commencent à faire les yeux doux aux multi-potentialistes !

La notion de multi-potentialité a été reprise et propulsée par Emilie Wapnick et Barbara Sher dans les années 2000. Les multi-potentialistes sont des personnes très curieuses, qui ont de multiples intérêts et compétences et qui pratiquent une activité artistique. C’est précisément cette variété d’intérêts et de compétences qui est mal perçue.


Pourquoi ?


Parce que ces profils commencent un projet, s’engagent dans une activité et puis s’arrêtent rapidement sans aller au bout. Mais ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas fiables ou sérieux. C’est simplement que l’ennui pointe le bout de son nez et qu’ils sont arrivés là où ils devaient arriver. Ils ont appris ce qu’ils voulaient apprendre et c’est suffisant. Il est temps maintenant de passer à autre chose.


Aussi, en France, nous associons à tort spécialisation et compétence. Pour pouvoir être compétent, il faut être spécialiste d’un domaine et expert. Or, quelqu’un qui n’est pas expert peut tout de même être compétent.


Ces profils multi-potentiels ne sont pas calibrés pour trouver leur voie dans le sens précité parce qu’ils ont un besoin constant de variété dans leur vie personnelle et professionnelle. La plupart n’arrivent pas à choisir entre plusieurs intérêts et le fait d’entendre à tout va qu’il faut trouver sa voie ne les aide pas.


Ils pensent qu’ils n’ont pas d’autres choix que de privilégier un seul intérêt pour en faire un métier. Ça peut marcher pour certains. Des professions avec des missions transversales et généralistes comme responsable RH peuvent leur convenir parce qu’elles ont une variété suffisante et que la créativité des multi-potentialistes peut s’exprimer.

Les profils multi-potentiels ont longtemps été mis sur la touche alors qu’ils sont tout autant essentiels que les profils spécialistes. Et ce qu’ils considéraient des faiblesses sont maintenant des forces. Ces profils sont très curieux. Ils apprennent en permanence de nouvelles choses. Ils ont donc développé une capacité à apprendre et n’ont pas peur d’être débutants.


Ensuite, ils ont un esprit de synthèse brillant qui leur permet de retenir l’essentiel. Ils sont également des connecteurs. Ils arrivent à faire des liens entre différents intérêts, à mobiliser leurs diverses compétences pour créer un nouveau concept ou une nouvelle idée : c’est précisément à la croisée de ces idées que l’on parle d’innovation.

Cette connexion, ils la font également entre les humains. Ils s’adaptent facilement en fonction des personnalités et des caractères, mais aussi en fonction des environnements de travail.


Finalement, ils développent naturellement les soft skills les plus recherchés par les entreprises.


Mais surtout, ces compétences leur sont très utiles dans un processus de reconversion qui est parfois lourd et difficile.


Développer ses soft skills pour ne pas subir le changement de métier


Que vous soyez multi-potentialiste, spécialiste ou que sais-je (au fond, est-ce vraiment important ?), vous avez tout intérêt à développer des soft skills pour survivre dans la jungle du monde du travail et cela, que vous soyez entrepreneur ou salarié !

Les soft skills, qu’est-ce que c’est ? Pour reprendre la définition apportée par les auteurs du livre Le réflexe soft skills, ce sont des compétences transversales (utiles dans plusieurs situations différentes) que nous possédons en chacun de nous et qui aident au développement durable de l’individu et de son environnement.

Les soft skills sont donc des compétences humaines, personnelles, comportementales que nous avons tous. Des compétences comme la créativité, l’empathie, la pédagogie, la capacité d’apprendre à apprendre, la détermination, l’organisation, l’adaptabilité… Des compétences qui, par nature, ne peuvent pas être remplacées par des algorithmes ou des robots.


Pour les développer, vous devez vous auto-analyser, apprendre à vous connaître et à être à l’écoute de vos émotions, rester curieux et passer à l’action.

Prenons l’exemple de l’apprentissage. L’apprentissage ne s’arrête pas à la fin de vos études. En continuant à apprendre tout au long de votre vie, votre cerveau reste stimulé. Pour ce dernier, l’exercice est facile et habituel. Cette capacité à apprendre vous sera alors très utile pour monter en compétence ou switcher d’emploi.


De même, si vous prenez conscience que vous manquez de pédagogie, entraînez-vous dans le cadre privé avec vos enfants, vos neveux. Enseigner et expliquer avec des mots simples à des enfants une idée ou un concept est un très bon moyen de s’exercer.

Pour être au plus près de la réalité du marché du travail et de son évolution, les actifs doivent modifier leur rapport au changement et être véritablement acteurs de leur vie professionnelle.


La reconversion professionnelle est devenue en quelques années un phénomène de société propulsé par une population active en quête de sens et d’épanouissement professionnel.

Mais aujourd’hui, trouver le métier qui nous correspond ne suffit plus puisque nous sommes destinés à faire plusieurs jobs.


Il faut donc concentrer ses efforts pour bien se connaître, développer sa confiance en soi et ses soft skills de manière à créer la carrière qui nous correspond aujourd’hui et être capable de reconstruire notre prochaine carrière et ainsi de suite…


Par Sonia Valente


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